Le WRC

Un siècle d’histoire

Le « rallye » est aussi vieux que l’automobile elle-même même si l’appellation ne date que de 1911 avec le premier Rallye Automobile Monte-Carlo. A cette époque, l’aventure prime. A tel point que la personne qui accompagne le pilote n’est pas encore un copilote mais un mécanicien !

Après la deuxième guerre mondiale, la discipline s’organise avec les premières « épreuves spéciales » sur routes fermées et un système de classement harmonisé. Les voitures gagnent en préparation et des pilotes de renoms signent leurs premiers contrats professionnels.

Les premiers Champions du Monde
La Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) décide de créer un titre de Champion du Monde des Rallyes « Constructeurs » à partir de la saison 1973. Alpine-Renault est la première marque Championne du Monde avec ses stars de l’époque : Jean-Claude Andruet, Jean-Luc Thérier, Bernard Darniche et Jean-Pierre Nicolas. Ce n’est qu’en 1979 que les pilotes reçoivent, à leur tour, un titre mondial. Le premier est attribué au Suédois Bjorn Waldegard.

Au début des années 80, le rallye devient le sport mécanique n°1. Le Groupe B concentre toutes les attentions. Audi, Citroën, Ford, Lancia, MG, Opel, Renault et Toyota s’y pressent. Des prototypes atteignent des vitesses folles au cœur de foules agglutinées au bord des routes. Audi, Lancia et Peugeot gagnent les titres mondiaux jusqu’à la fin de l’année 1986 et la suppression totale de la catégorie. Trop rapides, trop dangereuses, les « Groupe B » sont sacrifiées sur l’autel de la sécurité.

Une civilisation vient de tomber. Le Groupe A s’impose dans cette reconstruction qui permet à Lancia d’aligner les titres face à une adversité menée par Toyota. Le Japon prend position avec Subaru et Mitsubishi…

Le Championnat du Monde des Rallyes devient WRC
En 1997, le Championnat du Monde des Rallyes change légèrement de forme. La réglementation technique accueille une nouvelle homologation, baptisée World Rally Cars, et permet l’arrivée de nouveaux constructeurs. Les épreuves sont uniformisées.

En quelques années, Mitsubishi, Subaru, Toyota et Ford sont rejoints par Peugeot, Seat, Skoda, Hyundai, Citroën et Suzuki. Les plateaux grossissent au fil des saisons puis désenflent avec l’arrêt successif de la majorité des programmes.

L’éclatement de la bulle du début des années 2000 laisse un duel entre Citroën et Ford. Durant deux saisons, les deux constructeurs jouent le titre alors que la FIA et le promoteur du WRC tentent de donner un nouveau élan à la discipline.

En 2011, une nouvelle réglementation est lancée. Les World Rally Cars cèdent à la mode du downsizing avec un moteur 1 600 cm3 turbocompressé à injection directe. La réduction des coûts est au centre de cette nouvelle définition.

En quelques mois, l’intérêt porté par les constructeurs se transforme en programmes. MINI aligne en compétition ses premières John Cooper Works WRC lors du Rally d’Italia – Sardegna et d’autres marques sont en passe d’annoncer leur arrivée…

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